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Trois secrets pour réussir un penalty

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Geste déterminant, le penalty peut faire basculer le cours d’un match de football. Décryptage avec un spécialiste, Armand Raimbault.

Dans son édition du 10 novembre, le journal L’Equipe consacre une double page au penalty. Le premier épisode d’une série qui doit en compter cinq. Le journaliste anglais Ben Lyttleton, lui, s’est intéressé à ce geste technique au long d’une anthologie de 380 pages : Onze mètres, la solitude du tireur (sorti en 2015, aux éditions Hugo Sport).

Après dix journées cette saison, en Ligue 1, 37 des 44 penalties accordés ont été transformés, soit un taux de réussite de 84%. Si chaque tireur dispose, à n’en pas douter, de ses petits trucs et astuces pour augmenter son efficacité, il n’existe toutefois pas de recette miracle pour marquer (ou réaliser un arrêt à tous les coups).

Ancien gardien de Tours, désormais entraîneur à Avoine (N3, Indre-et-Loire), Armand Raimbault (44 ans) s’est taillé la réputation de spécialiste de l’exercice au cours de sa carrière, lui qui n’a manqué aucun penalty ni tir au but en match officiel.

Urgent d’attendre

Pour remporter le duel lorsqu’on se trouve en position de tireur, une astuce presque infaillible : attendre que le gardien donne une indication sur le côté qu’il va choisir pour plonger. C’était la technique utilisée par Armand Raimbault, et adoptée ces dernières années par Neymar, l’attaquant brésilien du PSG. « Je ne les frappais pas très fort, côté opposé, se souvient l’ancien tourangeau. Quand je commençais ma course d’élan, je n’avais pas encore choisi de côté. J’avais une demi-seconde pour le faire au moment où je posais mon pied d’appui, selon la direction prise par le gardien. »
Les clés du succès de cette technique ? Un dernier appui stable, et énormément de travail. « Depuis gamin, j’ai toujours aimé tirer les penalties, reprend Raimbault. Il faut que ça devienne un réflexe, que le pied soit connecté à l’œil. Ca devient évident avec l’habitude. »

Des zones à éviter

Que faire, alors, si le gardien est patient, reste sur ses appuis jusqu’au dernier moment ? « S’il ne bouge pas, tu dois avoir la présence d’esprit de la mettre très fort sur un côté, soit au sol, soit au ras de la barre, préconise Raimbault. Le temps qu’il se couche, il n’aura pas le temps d’aller la chercher au sol ni sous la barre main opposée. »
L’erreur à ne pas commettre dans ce cas de figure ? Tirer à mi-hauteur, la zone de confort du gardien, même sur les côtés.

Analyser les gestes du tireur

Raimbault le confirme, il s’est notamment appuyé sur les statistiques pour contrecarrer les plans des tireurs : « Dans 70% des cas, environ, droitiers comme gauchers croisent leur tentative. Et pendant le match, j’essayais d’analyser le profil de chaque joueur au cas où il devrait tirer : plutôt technique, physique… Ca peut donner des indications. Il y a aussi l’angle de la course : si elle est face au ballon, il est plus naturel d’ouvrir son pied ensuite que de croiser. De même, le bras décollé du corps au moment de l’appui peut être une indication… »
De même, réaliser un arrêt au cours d’une série de tirs au but donne un avantage psychologique au gardien. « Si tu fais un arrêt à ta droite au début, le tireur suivant va hésiter à la mettre au même endroit, plus probablement au centre ou à l’opposé », promet l’ancien portier.

Pour aller plus loin :

guide ultime du penalty, publié sur facebook en 2019, en anglais

la folie penalties

onze mètres la solitude du tireur de penalty

2020 saison record penalty

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