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Projet Super Ligue : les douze salopards et maintenant ?

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Super Ligue : les douze salopards, l’analyse

Le projet de « Super Ligue » portée par douze clubs européen a déclenché une immense levée de boucliers. Bien que suspendu, il a ouvert un peu plus la boîte de Pandore. C’est déjà le monde de demain et, spoiler… on n’aime pas !

L’Europe du football s’est réveillée avec une sacrée gueule de bois, lundi matin. La veille au soir, douze clubs avaient annoncé la création d’une Super Ligue. Un serpent de mer devenu chimère, porté par six Anglais, trois Espagnols et trois Italiens. Autant de clubs dont So Foot a décidé de ne plus citer le nom (lire aussi : un leeds de nouveau convaincant), à la manière d’un Voldemort dont le pouvoir de nuisance serait bien plus terrifiant que celui d’un vieux sorcier à la peau de serpent.

Alors oui, ces « traîtres » ont osé aller au bout de leur idée, et on « ne leur pardonnera pas », comme le soulignait très justement Vincent Duluc lundi dans l’Equipe (lire ici : l’edito de Vincent Duluc les traitres de la super ligue). Et ça même si les réactions du monde du football ont finalement infléchi la position des Douze Salopards.

Le ver est dans le fruit. Leur vision du football dramatique rappelle, comme un triste écho, la Fin de leur monde, écrit par Iam en 2007 et aux reflets tristement prophétiques : « La stratégie est simple, ils exploitent et ils affament. Quand on les voit à la télé ces cons ont l’air affable, mais l’monde est à genoux quand ces bandits sont dix à table. Des comptes sous faux noms, ils prétendent agir au nom de la liberté, mais c’est la monarchie du pognon. »

Peut-on vraiment s’en étonner ? Le « monde d’après » que la planète attend avec plus ou moins d’impatience depuis un peu plus d’un an, maintenant, semble dessiner. Et il devrait être, finalement, comme le monde d’hier. Mais en pire. La crise sanitaire qui a secoue encore la planète n’est pas responsable de la plupart de maux actuels, bien qu’elle ait accéléré la mort rendue inexorable au fil du temps d’un modèle utopiste.

Le choix, même s’il ne se résume plus ce matin à la peste ou au cholera (lire aussi : l’équipe article Cholera), est de toute façon perdant. Et il serait ridicule d’espérer qu’un ajournement de cette Super Ligue rende le football plus éthique. Les enjeux économiques sont devenus, au fil des années, bien trop centraux chez les professionnels pour que cette discipline ne soit pas désormais irrémédiablement à deux vitesses. Le foot d’en haut ne ressemble plus au foot d’en bas depuis bien longtemps, et le fossé continuera inexorablement à se creuser. Reste simplement à espérer que le sport le plus populaire du monde ne soit pas en train de creuser sa propre tombe en implosant littéralement.

Alors bien sûr, comme au basket ou ailleurs, le monde finira par oublier. Le coup de pression des D12 ne sera pas sans effet : la future mouture de la Ligue des champions fera la part belle aux gros et à l’argent. Une quasi Super Ligue qui ne dit pas son nom, sous l’égide d’une UEFA sortie renforcée de ce conflit désarmant et désarmé. Une période trouble où les Français ont été loués pour leur intégrité, simplement parce qu’à la table des puissants, ils n’avaient pas été invités. Le monde de demain s’approche chaque jour un peu plus, et le sport le plus populaire de la planète semble prendre un malin plaisir à changer le cours de son histoire. En bien ou en mal, l’essentiel semble désormais que l’on parle de lui.

Ca ne risque pas de le réconcilier avec les petits.

1 Comment

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  1. Gronaldo

    22 avril 2021 at 20 h 50 min

    Et dire que le PSG a failli gagner la C1 !..

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